samedi 4 février 2012

Tombé de rideau

Avertissement : Ce billet ne sera pas drôle! Si vous voulez continuer une journée qui a merveilleusement commencée ne lisez pas. Certains trouverons peut être cette démarche mal-placée mais écrire ces quelques lignes m'aide tout simplement à avancer.
 
Mlle P a aujourd'hui fait le grand ménage et il y a deux raisons pour que cela arrive :

1/ mon appart est devenu un tel taudis que je ne peux pas faire un pas sans marcher sur une fringue, que ma cuisine ressemble plus à celle d'un très mauvais restau chinois qu'à celle d'un trois étoiles ou que mes meubles blancs sont devenus gris du fait de la poussière accumulée.

2/ trop de choses dans ma tête à nettoyer, trop de mauvaises nouvelles à gérer, trop de souvenirs à classer.

Et malheureusement aujourd'hui c'est la deuxième raison, cette semaine j'ai (re)pris en pleine gueule une vérité que nous n'ignorons pas mais que nous enfouissons au plus profond de notre conscience : Nous ne sommes que des HOMMES, Être doté d'une intelligence, capable du pire comme du meilleur, de créer, d'inventer, de construire, d'aimer, de détester, de sourire, de pleurer, de marcher, de parler... et de mourir.

Fatalité implacable, touchante, et d'une tristesse insoutenable quand elle vous touche de plein fouet.
Ce jeudi c'est un mari, un père et grand père, un frère,un oncle, un ami qui nous a quitté brusquement.
Une Minute et tout bascule, tous vos repères s'envolent et l'affrontement est brutal.

Alors oui peut être que Mlle P gère les choses un peu bizarrement mais à chacun son salut.
Armée de mon aspirateur, de ma serpillère, de mon éponge, j'ai aspiré, nettoyé, récuré, frotté, aéré, javellisé dépoussiéré de fond en comble mon appart, et en même temps ma tête!
Souvenirs qui se bousculent, dernier noël, une photo, un mot, un sourire, un fou rire,une anecdote, une Fiat, un hochement de tête, une fringale dans la cuisine du Bois Mellet, un coup de soleil, un feu de cheminée, pantalons en velours... des images incontrôlables apparaissent et un constat implacable PAS UN mauvais souvenir.
La mort embellie-t-elle les choses je ne sais pas, tous ce que je retiendrais c'est que vous allez nous manquer, vous et vos presque 2 mètres.

Tous vos Pu-puces vous saluent bien bas alors que vous nous tirez votre révérence. A mardi pour notre dernière marche ensemble.




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